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Le Mois du film documentaireBT mois du film doc

Le Mois du film documentaire est un rendez-vous incontournable pour le documentaire de création.

Pendant un mois, médiathèques, salles de cinéma, associations, établissements éducatifs et structures sociales organisent des projections et événements.

5.mois du film documentaire Retour sur les films proposés par la Médiathèque départementale en 2015 pour le Mois du film documentaire.

 

 

Edmond, un portrait de Baudoin / Laetitia Carton

edmond« Edmond Baudoin est auteur de bandes dessinées. Il signe ses livres Baudoin. Moi, je l'appelle Edmond. La matière première de ses livres, c'est lui, sa vie. Il a été l'un des premiers à introduire l'autobiographie dans la bande dessinée. À Villars, son village du Var, devant un mur de pierres, Edmond peint, il marche, il danse, il aime. » Laetitia Carton

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Plus d'infos sur le film

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Les voyages de Bastien Dubois, un programme de courts métrages

Madagascar, carnet de voyage, court métrage multi-primé, retrace le parcours d'un voyageur occidental confronté à différentes coutumes. Cargo Cult nous entraine sur les côtes de Papouasie, au cœur de la guerre du Pacifique, à la rencontre des Papous qui cherchent à s'attribuer les largesses du dieu Cargo... Et les Portraits de voyages sont un tour du monde subjectif et haut en couleurs, tissé d'histoires originales.

visuel Bastien Dubois 1

Quelques mots de ... Jean-Baptiste Mercey (vidéothécaire à la MDA)

Bastien Dubois est un grand amoureux du voyage, de ceux qui aiment se perdre dans le dédale de ruelles inconnues. Et de ses voyages, de Madagascar à la Colombie en passant par le Haut-Karabagh (mais oui, le Haut-Karabagh) il ramène de savoureux récits animés, volontiers pittoresques, qui empruntent leurs formes au carnet de voyage. Pendant quelques minutes, non seulement il partage son expérience mais réussit à nous en faire vivre quelque chose.

 Extrait : Madagascar, carnet de voyage    Bande annonce : Portraits de voyages

 

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Blagues à part / Vanessa Rousselot

Le rire résiste-t-il à toute tragédie ? Si oui, comment ? Vanessa Rousselot, jeune réalisatrice française, a eu l'intuition que le rire ne connaît pas de frontière. Elle sillonne la Palestine en quête de l'humour de son peuple. Sa démarche est simple : demander, à chaque nouvelle rencontre : "Connaissez-vous une blague palestinienne ?" La première réponse déroute : "Notre situation tout entière est une blague". Puis les langues se délient, la jovialité prend le dessus, les plaisanteries fusent... Cibles favorites des Palestiniens : les Hébronites, habitants arabes d'Hébron (équivalent des blagues belges en France), et bien sûr les Israéliens. "Blagues à part" est une traversée émouvante des forces de survie au cœur d'un conflit. On y découvre l'humour d'un peuple, mais aussi sa grande tendresse...

Vanessa Rousselot Photo film jpeg copieQuelques mots de ... Diane Dègles (Mondes & Multitudes)

C'est un film riant et plein de fraicheur que Blagues à Part, malgré le contexte politique, militaire, social difficile dans lequel la réalisatrice Vanessa Rousselot se plonge : la Palestine. Elle nous livre un road-movie décalé à travers les territoires palestiniens, un recueil de blagues révélatrices du quotidien des populations. Alors, passe-temps ou expression du désespoir politique ? Comment mettre en lien l'humour d'un peuple et son histoire ?

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 Pâturage d'été / Lynn True, Nelson Walker & Tsering Perlo

Chronique d'un été auprès d'une famille nomade et de ses yaks. Pour Locho, Yama sa femme et leur fille Liatomah, la période est pleine d'incertitudes et de disputes. Ils vivent dans une région nommée Wu-Zui, c'est-à-dire "les 5 plus" : la plus haute, la plus froide, la plus pauvre, la plus large et la plus isolée. Leur mode de vie est de plus en plus menacé, vont-ils devoir y renoncer ?

summer pasture 01Quelques mots de ... Liliane Marty (bibliothécaire à la MDA)

Cette famille de nomades tibétains vit dans le nord-ouest de la province chinoise du Sichuan. A plus de 4000 mètres d'altitude et plus de 8000 km de nous. C'est à la fois très exotique (paysages, habitat, quotidien...) mais aussi très proche de nous. La vie tourne bien sûr autour des troupeaux, mais le film montre aussi la vie de couple, la place de la femme, l'importance des enfants et l'inquiétude quant à leur avenir. On y voit aussi comment les difficultés liées à la domination chinoise entravent de plus en plus leur quotidien. Magnifique témoignage sur un mode de vie en voie de disparition. De très belles prises de vue ajoutent à la qualité de ce film.   Extrait

 

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Spartacus & Cassandra / Ioanis Nuguet

Deux enfants Roms sont accueillis par une jeune trapéziste dans un cirque à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa sœur de 13 et 11 ans. Déchirés entre le nouveau destin qui s'offre à eux et leurs parents vivant dans la rue, Spartacus et Cassandra vont devoir choisir.

Spartacus CassandraQuelques mots de ... Florence Barthélémy (bibliothécaire / Médiathèque de Luc-la-Primaube)

Premier long-métrage de son réalisateur, ce film est un portrait vibrant et lumineux de 2 adolescents Roms. Spartacus et Cassandra, frère et sœur, malgré leurs prénoms de héros antiques, vivent dans la misère extrême des Roms de la périphérie de Paris. Pourtant depuis quelques temps ils sont hébergés, protégés et quasi adoptés par Camille, jeune trapéziste circassienne, qui se bat pour les arracher à la rue, les scolariser et leur permettre une autre vie... mais leurs parents ne sont pas d'accord, les enfants vont devoir faire un choix difficile. C'est un documentaire filmé à hauteur d'enfants, sur leurs rêves, leurs espoirs, leurs questions sur ce monde qui les rejettent.

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Le temps de quelques jours / Nicolas Gayraud

« Je suis allé, le temps de quelques jours, dans l'un des ordres religieux les plus strict de France : l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance. Ce film est l'expérience de la rencontre intime avec les nonnes Cisterciennes et nous propose, pendant cette immersion avec elles, une agréable introspection. Au cœur du film, ces femmes lèvent le voile et nous apparaissent, simples et franches en nous parlant aussi bien de notre relation aux autres, à la nature, au temps et à la société. » Nicolas Gayraud

Le temps de quelques joursQuelques mots de ... Catherine Berrest (vidéothécaire / Médiathèque de Rodez)

Il y a 5 ans nous avions programmé pour la première fois le  film de Nicolas, il venait de le terminer. En le revoyant pour cette journée je constate que Nicolas a réalisé un film référence qui échappe à l'époque pour venir nous parler de l'essentiel. Avec sa caméra à l'épaule et ses cadrages étonnants, un peu comme si la caméra était en équilibre dans un angle, il établi avec ces religieuses une relation sans faux-semblant. Instants du quotidien ou réflexions intimes sur des choix individuels, vues de la nature environnante, le film est rythmé par des intertitres dans lesquels le réalisateur exprime son cheminement. Un documentaire  au titre un peu étrange qui dure bien plus que quelques jours dans nos mémoires.

Bande annonce, revue de presse, etc.

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Couleur de peau : Miel / Laurent Boileau

Ils sont 200 000 enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 par une famille belge, Jung est l'un d'entre eux. Adapté du roman graphique "Couleur de peau : Miel", le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung : l'orphelinat, l'arrivée en Belgique, la vie de famille, l'adolescence difficile... Il nous raconte les événements qui l'ont conduit à accepter ses mixités. Etonnant mélange d'images réelles et dessinées, "Couleur de peau : Miel" est un récit autobiographique d'animation qui explore des terres nouvelles.

couleur de peauQuelques mots de ... Nathalie Ribera (bibliothécaire / Médiathèque de Bozouls)

Ce film aborde l'adoption, le déracinement et la construction personnelle. Son intérêt et son originalité réside dans le mélange des formes d'expression. Tout au long du récit, alternent, dans une grande fluidité : dessins 2D, 3D, images d'archives familiales en super 8 et prises de vue réelles. On suit Jung adulte dans son parcours identitaire de la Belgique à la Corée. Un film subtil et émouvant qui manie l'humour et la poésie sans occulter les côtés plus sombres de l'adoption.

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Le libraire de Belfast / Alessandra Celesia

Un libraire sans librairie, un rappeur couvert de cicatrices, un punk dyslexique amateur d'opéra, une chanteuse adepte de x-factor, un matelas trop grand pour le lit d'antan, une énième alerte à la bombe...  Le libraire de Belfast a construit son arche sur les échafaudages de sa petite maison en briques, où des centaines de volumes invendus racontent le naufrage d'une ville. John Clancy cherche un nouveau chemin dans les pages jaunies par le temps et les cigarettes consommées sans modération.

libraire belfastQuelques mots de ... Florence Barthélémy (bibliothécaire / Médiathèque de Luc-la-Primaube)

Ce documentaire est avant tout le portrait intime de John Clancy, libraire à la retraite à Belfast, et de quelques uns de ses amis : punk amoureux d'opéra italien et d'histoire antique, ou serveuse aux rêves de chanteuse. John a des yeux malicieux derrière ses lunettes noires et un visage assez ravagé par la vie, John est amoureux des livres, des vieux livres et il leur parle ... tout en les réparant. Il a, dit-il, vendu autant de livres qu'il en a donné... On est avec lui, plongés dans ce vieux quartier de Belfast, et au détour d'une conversation avec ses voisins, l'histoire récente de l'Irlande resurgit. Tous ces irlandais sont filmés au plus près, dans leur intimité et aussi dans de très belles envolées poétiques, ce n'est pas tant un film sur un thème précis, qu'un portrait attachant d'irlandais de Belfast.

 Extrait

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Les chèvres de ma mère / Sophie Audier

Sur un plateau isolé des gorges du Verdon, Maguy fabrique depuis 40 ans du fromage de chèvres dans le respect de la nature et des animaux. Bientôt à la retraite, elle doit céder son troupeau. Elle décide alors de parrainer Anne-Sophie, une jeune agricultrice qui souhaite s'installer. Au fil des saisons, le processus de transmission s'avère être un douloureux renoncement pour l'une et un difficile apprentissage pour l'autre. Peut-on encore transmettre le goût de la liberté ?

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Quelques mots de ... Diane Dègles (Mondes & Multitudes)

La réalisatrice Sophie Audier suit sa propre mère,  qui, à l'aube de la retraite, enseigne son métier à une jeune diplômée en agriculture souhaitant reprendre son troupeau de chèvres. C'est ce processus de transmission, renoncement pour l'une, apprentissage pour l'autre, difficile pour les deux, que nous découvrons au fil de ce documentaire. Ce film plein d'humanité et de réalisme ne laisse pas indifférent, posant la question de l'attachement de l'éleveuse à ses bêtes mais aussi de la difficulté à s'installer comme jeune agriculteur-trice aujourd'hui.

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Comme si de rien n'était / Julie Talon

Rose a fait marche arrière sur le rond-point, elle avait raté la bonne sortie. Rose veut être amoureuse, mais elle ne sait plus aller sur Internet. Rose a donné 20 euros de pourboire à la serveuse. Rose a oublié de se laver les cheveux. Rose trouve que ses filles s'inquiètent trop à son sujet. Rose n'est plus invitée nulle part. Rose mange des aliments de luxe périmés. Rose n'a pas du tout envie de finir folle. Rose a oublié le nom de sa maladie. Rose veut qu'on lui foute la paix... elle est autonome !

comme siQuelques mots de ... Isabelle Hochart (médiatrice culturelle à la MDA)

Julie Talon est l'auteure de 6 documentaires depuis 2000. Comme si de rien n'était est son dernier film, celui dont elle est le plus proche car elle filme, avec beaucoup de tendresse, sa grand-mère, Rose atteinte de la maladie d'Alzheimer. Durant plusieurs semaines, la petite-fille va camper sa caméra dans le salon, devant la porte de la salle de bain, dans le bureau. Elle filme Rose, ses filles (la mère et la tante de la réalisatrice), elle capte, elle questionne. Elle filme aussi les post-it et les mémos scotchés sur les étagères qui envahissent peu à peu la maison. Par l'œil de la caméra et de ses plans rapprochés, la cinéaste nous plonge dans l'intime d'une bataille quotidienne. Tragi-comédie du réel ce film, qui n'est pas dénué d'humour, nous questionne sur le rapport à la maladie et sa prise en charge.

Extrait

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Chante ton bac d'abord / David André

Documentaire social, film musical, "Chante ton bac d'abord" raconte l'histoire tumultueuse et poétique d'une "bande" de copains de dix-sept ans, habitant à Boulogne-sur-Mer : une ville de 45000 habitants touchée par la désindustrialisation. Imaginées par les adolescents, mises en musique, en paroles et en images par l'équipe du film, les chansons font basculer le propos réaliste du film dans la magie, dans l'humour et dans le rêve...

chante ton bacQuelques mots de ... Géraldine Marmin (bibliothécaire / Médiathèque de Luc-la-Primaube)

Pendant un an, tandis qu'ils préparent leur Bac, le réalisateur, David André, a suivi, au plus près cinq adolescents de Boulogne-sur-Mer, les a scrutés, leur a donné la parole et... les a fait chanter! C'est la plus grande originalité de ce film : mettre en chansons les doutes, les questions et les espoirs de ces jeunes. C'est un documentaire passionnant, tendu entre craintes et espoirs, entre la dure réalité du monde et les rêves d'adolescents de 17 ans. Comme le rappelle Gaëlle, citant Rimbaud, "on n'est pas sérieux quand on a 17 ans". Il faut l'être un peu cependant, pour réussir son Bac, visiter l'école qu'on souhaite intégrer à la rentrée prochaine et se dire que tout est passé si vite !

Le site du film

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 Entrée du personnel / Manuela Frésil

Ce film a été réalisé à partir des récits de vie des ouvriers des grands abattoirs industriels. "Au début, on pense qu'on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s'obstine, on s'arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu'au jour où l'on ne tient plus. C'est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l'usine vous licencie. À moins qu'entre temps on ne soit passé chef, et que l'on impose maintenant aux autres ce que l'on ne supportait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela.

image no3 grandQuelques mots de ... Isabelle Hochart (médiatrice culturelle à la MDA)

Manuela Frésil s'intéresse depuis les années 2000 à la vie paysanne et à la problématique de l'élevage industriel. Pour traiter ces sujets elle entre dans les abattoirs et rencontre les ouvriers qui y travaillent. Si au départ, c'est la mort et son rapport moral qu'elle souhaite étudier, très vite ce sont les conditions de travail faites aux ouvriers qui lui apparaissent comme amorales. Elle choisit alors de lever le voile sur cette violence là en plantant sa caméra à divers endroits des chaines de travail. Grâce à des plans longs et aux récits qu'elle récolte, elle met à jour le management effroyable qui broie et déshumanise, les gestes répétés, la course au rendement et la machine qui mange le temps. Ce documentaire est une réflexion sur notre monde contemporain, la société de consommation et la condition ouvrière.

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Territoire de la liberté / Alexander Kouznetsov

Près d'une ville industrielle de Sibérie se dresse une réserve naturelle faite de rochers, de bouleaux et d'isbas. Ceux qui viennent là se réfugient dans un autre monde entre la nature sauvage, l'escalade, la fête. Sur ce territoire, on vit, on respire ce qui en Russie n'a jamais existé, la liberté. Au travers de ce film, Alexander Kouznetsov nous propose aussi de partager une autre de ses passions : la montagne.

Territoire liberteQuelques mots de ... Catherine Berrest (vidéothécaire / médiathèque de Rodez)

On est un peu dérouté par les premières minutes du film, une manifestation en ville,  peut-être une procession réprimée par la police ? Et puis nous voilà dans la montagne, sur les parois d'un sommet où une petite fille apprend l'escalade avec son père. Caméra à l'épaule le réalisateur, alpiniste lui-même, nous fait découvrir l'univers des Stoblys, communauté d'amis unis par le plaisir de partager escalades, repas, musique et chants, loin des préceptes de la Russie de Poutine. Sans nous livrer véritablement le code, le réalisateur nous introduit dans l'intimité ce groupe et au travers des propos de chacun nous livre une vision de la société russe en résistance.

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 Au nom du Père, de tous, du ciel / Marie-Violaine Brincard

D'avril à juillet 1994, au Rwanda, quelques Hutu résistent à la terreur génocidaire et décident d'accueillir et de sauver des Tutsi. Quinze ans plus tard, malgré des tentatives symboliques de reconnaissance, ils sont toujours marginalisés : traîtres pour certains et tueurs potentiels pour d'autres. Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des Tutsi et les ont aidés à s'enfuir. Leurs paroles résonnent alors dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza aux rives du lac Kivu, rendant ainsi sensible l'humanité dont ils ont fait preuve.

au nomQuelques mots de ... Jean-Baptiste Mercey (Vidéothécaire de la MDA)

Visages marqués par l'Histoire d'il y a 20 ans, qui n'a pas retenu leurs noms, et par le quotidien d'aujourd'hui, qui n'est pas facile, ces hommes et ces femmes ne sont pas seulement des témoins, mais des héros. Qu'est-ce qui a pu leur donner ce courage insensé ? Et « faire le bien », au milieu des tueries,  qu'est-ce que ça veut dire ? Et aujourd'hui, comment vivre avec ces souvenirs, dans le voisinage des tueurs ? Portraits et paysages se répondent : dans ce va-et-vient le film instaure un rythme particulier - dense, mais apaisant. Les eaux du lac Kivu sont celles qui amenaient les rescapés au Congo, les voix creusent les souvenirs et se prolongent dans les lieux. Bouleversant de bout en bout, le film sait donner de l'ampleur à une parole peu entendue, et donner à voir des paysages aussi splendides qu'hantés, comme ses habitants, par une tragédie indélébile. Trop grave pour des réponses simplistes, pour qu'on ne prenne pas le temps de l'écoute. Un film de parole, aux résonnances universelles.

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L'image manquante / Rithy Panh

« Il y a tant d'images dans le monde, qu'on croit avoir tout vu. Tout pensé. Depuis des années, je cherche une image qui manque. Une photographie prise entre 1975 et 1979 par les Khmers rouges, quand ils dirigeaient le Cambodge. À elle seule, bien sûr, une image ne prouve pas le crime de masse ; mais elle donne à penser ; à méditer. À bâtir l'histoire. Je l'ai cherchée en vain dans les archives, dans les papiers, dans les campagnes de mon pays. Maintenant je sais : cette image doit manquer ; et je ne la cherchais pas – ne serait-elle pas obscène et sans signification ? Alors je la fabrique. Ce que je vous donne aujourd'hui n'est pas une image, ou la quête d'une seule image, mais l'image d'une quête : celle que permet le cinéma. Certaines images doivent manquer toujours, toujours être remplacées par d'autres : dans ce mouvement il y a la vie, le combat, la peine et la beauté, la tristesse des visages perdus, la compréhension de ce qui fut ; parfois la noblesse, et même le courage : mais l'oubli, jamais. » Rithy Panh

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Quelques mots de ... Liliane Marty (bibliothécaire à la MDA)

Les figurines, délicates poupées d'argile, prennent vie et force dans les souvenirs de Rithy Panh, superbement mis en mots par l'écrivain Christophe Bataille. Une évocation poignante et sobre, à la première personne du singulier, d'une histoire personnelle bouleversante, qui éclaire sur une histoire universelle, qui a fait plus de 2 millions de morts... Un film qui imprime en nous la puissance de ses images.

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Regards d'enfance, un programme de courts métrages

 

Mon petit frère de la lune / Frédéric Philibert

Une petite fille essaie de comprendre pourquoi son petit frère (autiste) n'est pas vraiment comme les autres enfants et donne sa version des faits.

Le film

Espace / Eléonor Gilbert

À l'aide d'un croquis, une petite fille explique comment l'espace et les jeux se répartissent lors de la récréation, en particulier entre les garçons et les filles, et en quoi cela lui pose un problème au quotidien. Malgré ses différentes tentatives pour régler ce problème, elle ne trouve pas de solutions, ceci d'autant plus qu'il passe inaperçu pour les autres, enfants comme adultes, qui ne semblent pas être concernés. On découvre alors les subtilités d'une géopolitique de l'espace public à l'échelle d'une cour d'école.

Extrait

Le C.O.D. et le Coquelicot / Jeanne Paturle et Cécile Rousset

Dans une école primaire réputée difficile, où les équipes d'enseignants s'épuisent et se succèdent d'année en année, cinq jeunes maîtres ont fait le pari de rester et de construire. 

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Tout peut arriver / Marcel Lozinski

Un petit garçon de 6 ans, un beau jour de printemps, parcourt avec sa trottinette les allées du parc Lazienski à Varsovie. Il fait beau, les arbres sont en fleurs. Sur les bancs, des personnes âgées réchauffent leurs vieux os et rêvent de leur jeunesse.

Extrait

 

le cod et le coquelicotQuelques mots de ... Nathalie Ribera (bibliothécaire / Médiathèque de Bozouls)

Un format original pour cette sélection : 2 courts, 2 moyens pour une plongée dans l'enfance. Chaque film est attachant. La parole des enfants, naturelle et spontanée nous fait sourire parfois mais nous interroge souvent. Voir le monde avec des yeux d'enfants déstabilise nos certitudes. Le ton est léger même si le sujet est grave.
Un coup de cœur particulier pour Le COD et le Coquelicot qui montre avec pudeur et sincérité le travail des enseignants en milieu difficile. La conclusion puissante donne à réfléchir.

 

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