estebanIrréparable. Distance, déchirure. Perte de substance, éloignement, vide. Silence. La poésie de Claude Esteban, sans cesse tendue par une exigence intérieure, résistance « au démembrement, à l’oubli », est d’une beauté sensible et nue, fragile et parfois lancinante, traversée par l'apesanteur. Les recueils rassemblés ici courent de 1967 à 2002 et sont de belles portes d’entrée vers une œuvre où les mots n’aboutissent jamais à la formulation d’une vérité prétenduement établie mais se cherchent porteurs d’un sens qui les dépasse.