chepitkoUn village sibérien voué à être recouvert par les eaux d’un barrage hydroélectrique.

Ode à la nature, à la terre, aux éléments, Les adieux à Matiora est un classique de ce cinéma russe qui ne craint pas le lyrisme – et, pour l’époque (1983), pas la censure non plus, car il dénonce la froideur du « progrès » et la vanité de l’homme à vouloir dominer la nature. Pour autant, pas de bons ni de méchants, mais un vrai humanisme relié à une mystique de la nature.

La force tragique du film est décuplée par son histoire : la réalisatrice Larissa Chepitko est morte d’un accident lors du tournage, et c’est son mari Elem Klimov, lui aussi cinéaste, qui achèvera le film comme une ode à son amoureuse.
Une œuvre impressionnante et visionnaire, enfin éditée en DVD.