Une chronique douce-amère et un peu nostalgique des hauts et des bas de la vie dans un village russe, où la décrépitude n'empêche pas le maintien des liens sociaux. Pas très loin du cinéma documentaire, Les nuits blanches du facteur sait magnifiquement capter les beautés intimes de la nature et des personnages, et néanmoins faire affleurer une pointe de fantastique et d'onirisme, ce qui en fait un film d'une simplicité et d'une beauté assez miraculeuses.