Le garcon et le monde le film d animation bresilien qui a tout rafle

Un florilège de films qui sensibilisent les enfants à la nature et aux enjeux de la protection de l'environnement.

 

 

 

 

 

 

L'homme qui plantait des arbres, de Frédérick Back

Le canadien Frédéric Back  porte ici à l'écran le merveilleux récit L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono. Hymne écologique et lyrique, cette fresque colorée, qui évoque l'univers de peintres comme Breughel, Cézanne, Manet ou encore Renoir, est l'aboutissement de cinq ans d'efforts. « La semence d'arbre que plante le berger est le symbole de toutes nos actions, bonnes ou mauvaises qui, à long terme, ont des conséquences que nous avons peine à imaginer. À nous de penser et d'agir en fonction de ce que nous espérons pour l'avenir, et de laisser si possible, un monde plus beau, plus prometteur qu'à notre arrivée.»

 

 

Le fleuve aux grandes eaux, de Frédéric Back

Après le succès mondial de L'Homme qui plantait des arbres qui a remporté un Oscar et engendré la plantation de millions d'arbres, Frédéric Back consacre en 1993 un film fameux au non moins fameux fleuve Saint-Laurent, artère vitale du Québec. Le film retrace sur un ton lyrique son histoire : ses eaux où abondaient autrefois d'innombrables espèces animales et végétales (scènes magiques !) se sont appauvries sous les assauts répétés d'une exploitation abusive (scènes tragiques !). Hélas, tous les fleuves du monde subissent les mêmes préjudices, et Frédéric Back, cinéaste engagé, réalise ce film dans l'espoir qu'il éveille les consciences.

 

 

 

Le garçon et le monde, d'Alê Abreu

Sur le mode de la fable, ce film onirique et bariolé donne vigueur à un message humaniste qui pourrait paraître candide, mais qui ici devient bouleversant. Le miracle vient peut-être de sa capacité à intégrer, comme pas tant de films l'ont fait, un regard, une sensibilité enfantine, qui se retrouve jusque dans le graphisme - qui ne manque pas d'audace, tout en alternances, passant de l'écran blanc à une explosion de couleurs. Presque pas de dialogues, une musique formidable, et un émerveillement à chaquedessin : un vrai enchantement pour tous les âges.

 

 

Tante Hilda ! de Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux

Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s'épuisent. Mais la catastrophe n'est pas loin... Un conte écolo épinglant les ravages des pesticides et des multinationales, érigeant l'écologie comme le dernier obstacle à une société ultra-libérale dont le but est  de grossir toujours plus, au détriment de toutes ces bonnes choses, quand même, qui font notre monde. Délirant et fantaisiste, issu des studios Folimage, le film est aussi une bonne illustration des talents du cinéma d'animation français.

 

 

Mia et le Migou, de Jacques-Rémy Girerd

Mia est une fillette d'à peine dix ans. Alertée par un pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père. Ce dernier travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt tropicale en complexe hôtelier de luxe. La route est longue pour retrouver son papa. Mia doit franchir une lointaine montagne entourée d'une forêt énigmatique et peuplée d'êtres mystérieux... Voilà un film splendide  et pétillant qui sensibilise efficacement aux questions de la déforestation, du développement durable, des rapports Nord-Sud... sans tomber dans un message trop convenu.

 

Et d'autres films encore de Jacques-Rémy Girerd, cinéaste garanti sans OGM :

 

Nausicaa de la vallée du vent, de Hayao Miyazaki

Dévastée par les guerres, la Terre a changé d'écosystème. Le monde futur ne laisse que peu de place aux humains, entre des hordes d'insectes gigantesques et une forêt où l'air est irrespirable. Réfugiés dans une vallée protégée, une poignée d'humains mène une existence précaire mais assez paisible. Jusqu'au jour où un vaisseau d'une nation lointaine s'écrase dans la vallée, porteur de l'embryon d'une des créatures monstrueuses qui ont jadis détruit le monde. Sans angélisme ni pathos, Nausicaä délivre un message clair : le comportement de l'homme quant à lui-même, et quant à la Nature, le conduira à la catastrophe.

 

Pas un seul temps mort, un récit foisonnant, des personnages physiquement uniformes et pourtant très expressifs, une imagination dantesque et poétique, avec les incroyables appareils volants, et puis la thématique de la Nature : ce premier film de Miyazaki, en 1984, annonçait la suite, notamment les plus "écolos" :

 

Origine, de Keeichi Sugiyama

Origine est un conte initiatique écologique et futuriste qui reprend des thématiques chères aux séries de science-fiction de l'animation japonaise : le mépris de l'humain pour la nature, les terribles conséquences que cela entraîne, et la bêtise des humains qui menace de faire replonger le monde dans le chaos... Le film est un vrai régal pour les yeux, et on pense souvent à Miyazaki.

Et puis, dans cette vague japonaise très concernée, entre Hiroshima et Fukushima, par les rapports problématiques de l'homme et de la nature, il y a aussi plusieurs films d'un autre réalisateur phare de l'animation nippone, Isao Takahata :

 

 

Le Lorax, de Chris Renaud et Kyle Balda

Pour conquérir le cœur de sa jolie voisine Audrey, Ted va s'échapper de Thneedville, un monde totalement artificiel où toute végétation a définitivement disparu, pour partir en quête d'un arbre vivant... Cupidité et pollution d'un côté et, de l'autre, des arbres pareils à de grosses boules de couleur : le réalisateur Chris Renaud met habilement le plaisir délirant du cartoon au service d'un discours pro-environnement pas barbant.Un récit initiatique écolo, drôle et émouvant pour les tout-petits.

 

 

 

 

 Epic, de Chris Wedge

Après L'Age de glace et Robots, Chris Wedge nous plonge dans le monde de l'infiniment petit : sous les feuillages, les racines et les rochers, vit un  peuple gracieux, les « hommes-feuilles », mini-elfes qui gardent la forêt..  Bien sûr, dans cette ­nature magique, il y a aussi les méchants : d'affreux ogres-insectes répandent partout la pourriture et la mort. Quand ils ­affrontent les hommes-feuilles, le film trouve l'équilibre entre l'aventure — une ado humaine, rétrécie, va entrer dans la bagarre — et l'humour.

 

 

 

Gandahar, de René Laloux

Sur une planète jadis colonisée par les terriens fuyant la fin de leur monde, l'existence est paisible, les femmes et les hommes vivent un paradis retrouvé. Nus, ils ne se soucient que de l'harmonie et du bonheur. Cependant, un jour, des gandahariens sont retrouvés pétrifiés, changés en statues de pierre. La reine Ambisextra craint alors la destruction de sa planète et envoie Sylvain Lanvers, un chevalier servant, résoudre ce mystère et combattre l'horreur d'une nouvelle fin. Entre surréalisme et science-fiction, ce beau film d'animation datant de 1987 décrit la révolte des êtres humains face aux manipulations génétiques et aux modifications industrielles du paysage.

 

 

 Et pour finir, voici des films documentaires, animés ou pas, à destination du jeune public :